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Entretenir ses logements locatifs, une mauvaise affaire

 

 

 

 

 

Un récent article que le coloré comptable-chroniqueur, Pierre-Yves McSween publiait dans La Presse+ m’a semblé mettre le doigt sur une situation aussi problématique que cruciale pour les propriétaires de logements locatifs.

Son analyse considère qu’une hypocrisie se cache derrière les logements délabrés dont les journaux font état régulièrement. Selon lui, la réglementation en place met à mort la logique économique de l’entretien des logements. Le « trip à trois » entre la Commission de la construction du Québec, la Régie du logement et les autorités fiscales et réglementaires encourage les mauvais comportements.

Pour ceux qui ne connaissent pas la loi R-20 et qui auraient l’intention d’acheter un multiplex à rénover, il faut faire attention. Même avec un peu de jugement, mais surtout des aptitudes pour faire les travaux, un propriétaire ne pourra pas rénover ses logements lui-même. Bien souvent, selon la Loi, un propriétaire n’a pas le droit de s’occuper des travaux significatifs chez son locataire ou sur les parties communes de l’immeuble.

Les conséquences ? Techniquement, il faudrait engager des employés avec plusieurs formations pour effectuer démolition, menuiserie, plomberie, électricité, carrelage, peinture, etc. Finalement, avec les diverses charges sociales, les jours fériés, les frais de gestion de l’entrepreneur et les taxes, les salaires horaires refilés aux clients frôlent la folie.

Les règles de la Régie du logement qui veulent, avec raison, protéger le locataire des propriétaires abusifs viennent détruire la capacité du propriétaire de voir quelconque avantage économique à entretenir ses logements.

Un exemple. Un triplex avec trois logements identiques à 900 $ par mois. Avec des rénovations majeures dans un logement qui coûteraient 50 000 $, le calculateur 2017 de la Régie du logement estime que pour ces travaux spécifiques, le propriétaire peut augmenter son loyer de 2,4 % de la somme totale. Cela donne 1200 $ par année.

Il faudrait donc plus de 40 ans au propriétaire pour avoir un retour sur son investissement. Ce délai serait réduit en tenant compte de l’amortissement fiscal des travaux. Par contre, à la revente, il y aurait possiblement de la récupération d’amortissement imposable à 100 %.

De plus, il ne faut pas oublier que durant cette période, les 50 000 $ ont généré un coût de renonciation ( l’argent qu’on aurait pu faire ailleurs ).

Résultat, les propriétaires investiront le minimum. les locataires continueront d’habiter des logements vétustes et les services des travailleurs de la construction seront moins en demande.

Et le travail au noir ne s’en portera que mieux.

 

D’après : L’hypocrisie derrière les logements délabrés, publié par Pierre-Yves McSween. Le 15 mars 2017, La Presse+.

Aider son enfant à devenir proprio

parent et jeune adulte

 

 

 

 

Un des souhaits de plusieurs parents est que la génération qui suit soit en meilleure position que la précédente. Noble idée, s’il en est une.

La meilleurs façon souvent de matérialiser cette idée est d’aider nos enfants à devenir propriétaire à leur tour. Cependant, il y a quelques précautions à prendre afin d’éviter les conflits potentiels et les risques financiers qui peuvent découler d’une telle situation.

Être bien préparé et ne pas faire les choses trop rapidement, voilà la bonne recette!

Source: https://www.lesaffaires.com/mes-finances/immobilier/les-precautions-a-prendre-avant-d-aider-son-enfant-a-devenir-proprietaire/586975

Entre hésitation et occasion unique

hésitation

 

 

 

 

Avec les diminutions des chantiers de construction et le prix des propriétés qui n’a de cesse d’augmenter depuis plus d’une décennie, plusieurs intervenants croient qu’on assistera à une augmentation du taux de locataires au Québec. Le taux de propriétaires, actuellement à 61,2%, demeure néanmoins un des plus bas au Canada.

D’un autre côté, le célèbre milliardaire américain Warren Buffett a donné une recommandation récemment aux Américains par l’entremise du magazine Fortune:  » Avec une hypothèque fixe de 30 ans autour de 4%, ne lésinez pas. C’est l’occasion d’une vie »

Bien sûr, ces hypothèques au terme de 30 ans n’existent pas au nord de la frontière, mais néanmoins je crois toutefois qu’avec des taux fixe 5 ans sous la barre des 3%, il s’agit bien ici aussi d’une occasion qui ne risque pas de revenir de sitôt.

On a tendance à penser que les taux bas des dernières années sont devenu la norme. Pourtant, on devrait se montrer prudent du côté des prédictions et constater que cette période-ci est à l’avantage des emprunteurs. Et avec des prix qui ne risquent pas de descendre et malgré des règles de financement plus contraignantes, le constat est claire, les dernières années ont été parmi les meilleures pour acheter une propriété.

Source: http://fr.canoe.ca/argent/depenser/projetdevie/archives/2014/10/20141028-122729.html et http://www.lesaffaires.com/blogues/bernard-mooney/l-occasion-d-une-vie/572925

Encore des changements sur les hypothèques!

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Il y a eu beaucoup de spéculation au cours des derniers mois au sujet des prêts hypothécaires mais le gouvernement fédéral avait conservé le statut-quo au moment du dernier budget. Plusieurs intervenants avaient exprimé leur désaccord face à une troisième modification aux règles concernant la garantie gouvernementale relative à l’assurance prêt hypothécaire. Pourtant le 21 juin, le gouvernement annonçait la mise en place de nouveaux paramètres concernant les prêts hypothécaires assurés par l’entremise de la SCHL, changement qui s’appliquait à partir du 9 juillet.

-Pour les prêts hypothécaires assurés par la SCHL pour les immeubles résidentiels d’un à quatre logements, le rapport prêt-valeur maximal pour le refinancement d’un  propriétaire occupant passe de 85% à 80%.
-La période d’amortissement maximale passera de 30 ans à 25 ans pour les prêts supérieurs à 80% de la valeur de la propriété.
-Le  prix d’achat maximal pour un achat assuré sera de 1 millions de dollars.
– Le rapport d’amortissement de la dette sera fixé à 39% pour les dettes d’habitation et de 44% pour les dettes totales.

Il va sans dire que si quelqu’un se réveillait d’une hibernation de 5 ans, il serait déboussolé par les changements apportés! De 40 ans, l’amortissement est descendu à 25 ans et d’un refinancement à 95%, il est désormais possible d’y aller seulement à 80%. Le but derrière ces changements est de diminuer l’endettement des ménages, et il est beaucoup plus facile pour un gouvernement de modifier ce qu’il contrôle, la SCHL, que de légiférer sur les taux d’intérêts sur les cartes de crédit par exemple, un fardeau beaucoup plus important pour les ménages. Mais ça, c’est un autre débat.
Bon été!