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Le pied sur le frein pour prévenir la bulle

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Peut-être est-ce un signe que le printemps arrive, mais Mars est le mois de l’année où le marché immobilier prend de la vitesse. Logique quand on sait qu’une majorité de gens veulent acheter et déménager pour juillet. Mais pas cette année.  La baisse du nombre de transaction, à 22% est importante. Elle touche les maisons unifamiliales, les plex et les copropriétés. Les banlieues s’en tirent un peu mieux car elles sont probablement plus recherchées par les jeunes familles, mais à part de légère croissance à St-Jérôme, Chambly et Ste-Julie-Varennes, toutes les autres villes connaissent une baisse des ventes.

Une chute des prix? Non!

Le prix médian des propriétés n’est pas à la baisse comparativement à l’an passé. Les maisons unifamiliales (+2%), les copropriétés (0%) et les plex (+6%) ont soit augmenté ou resté au même prix.

Une bulle?

Selon Fitch Ratings, une agence internationale de notation financière, le marché immobilier québécois serait autant surévalué que celui de la Colombie-Britannique et plus que celui de l’Ontario compte tenu de facteur tel que le vieillissement de la population et la vigueur de l’économie.  L’agence fixe la surévaluation à 26% pour le Québec.

Que tirer de tout ça?

Les changements aux règles hypothécaires qu’a faites le gouvernement fédéral au cours des derniers mois ont eu un impact majeur. Ils ont refroidi le marché tout en évitant une baisse de prix. . À l’heure où plusieurs sonnent l’alarme d’une possible bulle, ce ralentissement progressif va peut-être empêcher un éclatement soudain et sévère qui ferait plonger les valeurs des propriétés. Qu’est-ce qui va arriver? Il y a de fortes chances que le marché stagne pendant quelques années, ce qui voudrait une baisse sans les effets d’une baisse!

Les banquiers se veulent rassurants

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Depuis le début de l’année, quatre présidents de grandes banques canadiennes ont affirmés que le marché immobilier canadien est solide. La comparaison avec le marché américain d’avant-crise ne tient pas selon eux, surtout parce que les banques d’ici n’ont pas fait d’emprunts à risques comme ce fut le cas aux États-Unis. En outre, le marché hypothécaire serait beaucoup mieux structuré. On se souvient que le système bancaire canadien a été amplement vanté de par le monde par sa solidité dans le passé.

On a beaucoup parlé depuis quelque temps du niveau d’endettement des ménages. Ceux-ci, on se rappelle, ont atteint des sommets (plus de 150% des revenus du ménage). L’explication donnée pour expliquer ces niveaux de passifs serait que la baisse des taux d’intérêt aurait permis aux gens de contracter des emprunts ou des marges de crédit hypothécaires beaucoup plus élevés que la normale.

Il est difficile de blâmer les consommateurs. La baisse des taux d’intérêt a été orchestrée pour permettre aux gens de consommer davantage dans le but de faire rouler l’économie. Voilà la stratégie derrière le crédit facile. On voulait que les gens consomment, ils ont consommé.
En terminant, les prix des maisons devraient poursuivre leur ascension en 2013 selon une étude de Royal Lepage.

Source : http://affaires.lapresse.ca/opinions/chroniques/jean-philippe-decarie/201301/09/01-4609540-lappel-au-calme-des-banquiers.php

Les danger du surendettement

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Le surendettement n’est certainement pas le sujet le plus joyeux mais immanquable et essentiel ces temps-ci. Selon Statistique Canada, le taux d’endettement moyen des ménages canadiens a atteint le chiffre record de 152 % du revenu personnel disponible pour le troisième trimestre de 2011. Et la SCHL rappelait dans son Observateur du logement au Canada de 2011 que le taux d’endettement hypothécaire moyen des ménages se situait à 68 % et qu’il s’agit du même ratio qu’au cours des dix dernières années.

Que comprendre de ces données ?

Bien que le prix des propriétés ait augmenté au cours de la dernière décennie, il reste qu’en raison des bas taux d’intérêt disponibles, les ménages continuent de s’endetter. Surtout pour des biens de consommation. Il n’a jamais été aussi facile que maintenant d’acheter aujourd’hui et de payer plus tard, que ce soit pour une voiture, des meubles, etc.

Se trompe-t-on de cible ?

Le gouvernement fédéral songe à modifier les règles d’accession à la propriété. Il jongle avec l’idée d’augmenter la mise de fonds minimum à 7,5 % ainsi qu’à diminuer l’amortissement maximum  de 30 à 25 ans. L’argument? Faire payer moins d’intérêt aux propriétaires.
Nous pensons que la cible n’est pas la bonne. Le réel problème se trouve dans les taux d’intérêt des cartes de crédit ainsi que dans la facilité de se procurer des biens de consommation. Même si une propriété est un actif comportant des dépenses, cela reste un bien qui prend de la valeur avec le temps, tout le contraire d’une voiture ou d’une télévision à écran plat par exemple.
Pour réellement sauver des intérêts, mieux vaut refinancer ses dettes sur l’hypothèque de la maison et consacrer l’économie au remboursement hypothécaire ou à l’établissement d’une épargne en vue de la retraite.

Source:http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/canada/201112/30/01-4481825-lendettement-des-menages-preoccupe-la-schl.php

Que nous réserve 2012 ?

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Les débuts d’année sont souvent l’occasion des résolutions et des pronostics pour l’année qui s’en vient. Quoi faire et quoi penser de tout cela ? Qu’est-ce qui est réellement utile pour vous?

2012, une année de changement ?

Tout porte à croire que 2012 sera sensiblement identique à 2011 d’un point de vue économique. Les experts ne s’attendent pas à une augmentation significative du prix des maisons au Québec. Ni d’une diminution non plus. Comme l’économie mondiale ne s’est pas encore tout à fait relevée de la récession des dernières années, et que tout tourne encore au ralenti, les taux d’intérêt restent historiquement bas.

Un tel contexte peut être favorable à un projet de rénovation par exemple, ou à un regroupement de dettes à intérêt plus élevé sur votre hypothèque. Vous pouvez bénéficier de cette situation en prenant les bonnes décisions financières.

«Un dollar économisé vaut deux dollars gagnés»