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L’étau des prêteurs hypothécaires se resserre

BSIF prêt hypothécaire

 

 

 

 

 

 

En réponse à une hausse des reprises de finance, de la dette des ménages et de la spéculation fulgurante du prix des propriétés, le Bureau du Surintendant des Institutions Financières (BSIF) essaie de reprendre le contrôle du marché hypothécaire et émet un avertissement strict à cet effet pour contrer la vulnérabilité des institutions financières du pays.

Préoccupé par l’impact d’un contexte de ralentissement économique pour les institutions financières, les mesures entreprises concernent notamment un appel à l’effort et à la responsabilité de la part des différentes institutions financières et d’autres fournisseurs de prêts hypothécaires. Les principales cibles à surveiller de près lors de la souscription des prêts sont la vérification des revenus des emprunteurs, le ratio de couverture de la dette, la conformité aux normes des prêts et la fiabilité de l’évaluation foncière.

Par conséquent, attendons-nous à ce que les délais, suivant une étude plus approfondie et plus rigoureuse dans le traitement des dossiers soumis, allongent.

Le but ultime de cette démarche vise à stabiliser le marché et s’assurer que les nouveaux intrants soient adéquatement qualifiés, solvables et non vulnérables. Ces précautions contrent également la souscription de prêts aux mauvaises créances et l’évolution des bulles immobilières.

En conclusion, l’accès à la propriété ne ressemble en rien à l’achat d’une voiture. Il faut impérativement être sérieux, réfléchi, préparé. Un bris d’hypothèque est couteux pour vous, pour l’institution, pour la société : une reprise de finance, en est un de trop un point c’est tout.

Si vous avez entamé des démarches ou êtes sur le point de le faire, l’apport d’un professionnel est sans doute un atout non négligeable vers l’approbation de votre demande de financement.

On ne le dira jamais assez 😉

Pourquoi utiliser les services d’un courtier hypothécaire?

courtier hypothécaire aide

 

 

 

 

 

En fait, la première question serait pourquoi ne pas utiliser les services d’un courtier!

D’abord, les services sont gratuits. Il n’y a pas d’attrape, pas de faux-frais, pas de sur-prime, pas de surprise, etc. Le courtier travaille pour son client gratuitement. Ensuite, il est un spécialiste des prêts hypothécaires. Il ne fait rien d’autre que du financement tandis que le conseiller bancaire est plus un généraliste. Voudriez-vous être opérer par un chirurgien ou un généraliste? Et il y a le choix. Le courtier hypothécaire magasine auprès de plusieurs institutions financières selon le besoin de ses clients. Par sa connaissance du marché, il est en mesure de trouver le bon produit qui ira de pair avec la stratégie de remboursement qu’il aura proposé à ses clients.

Au Québec, environ 1 prêt hypothécaire sur 3 est conclu par un courtier. Ce sont de bons chiffres, mais ça pourrait être plus. Une des raison qui explique ce fait est qu’encore aujourd’hui, une grande majorité d’emprunteurs ne magasine pas son hypothèque. Et ce pour toutes sortes de raisons, qui vont du manque de temps au manque de connaissance.

Dans le fonds, faire affaire avec un courtier, c’est de travailler avec quelqu’un dont la job est de nous faire sauver de l’argent, tout en nous faisant sauver du temps. C’est rentable!

Encore du changement dont vous n’avez probablement pas entendu parler!

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Au cours des dernières années, il y a eu énormément de changements dans le monde du prêt hypothécaire. Encore récemment, nous vous avons fait parvenir dans une lettre, les dernières modifications que le gouvernement a annoncées en juin 2012. Cependant, d’autres réformes au régime hypothécaire ont été décidées en juin 2012 par le Bureau du surintendant des institutions financières du Canada (BSIF). On en a très peu entendu parler et pourtant, ces modifications peuvent vous toucher. Toujours est-il qu’elles auraient pu être encore plus drastiques. Voici les points qui y étaient discutés et qui n’ont pas été adoptés :

– Requalification des emprunteurs au renouvellement hypothécaire
– Inclusion des assurances habitations dans le calcul des dettes
– Limites des exceptions possibles

Toutefois, voici les changements apportés :

– La valeur maximale d’une marge de crédit hypothécaire passe de 80% à 65% de la valeur de la propriété.
– La démonstration de revenus pour les travailleurs autonomes devient totale.
– Les remises en argent des prêteurs ne peuvent plus êtres utilisées comme mise de fonds (c’est la fin des achats à 0% de comptant)
– La qualification pour les prêts conventionnels (plus de 20% de mise de fonds) est sujet à changement. Cela pourrait vouloir dire de qualifier sur le taux affiché (présentement 5,24%) même si le taux obtenu est à 3,09%. Cette manière d’agir est déjà la norme pour l’obtention d’un taux variable. Elle affecte grandement le montant d’achat possible.

Il va sans dire qu’on tente par tous les moyens de calmer le marché immobilier. Cela fait beaucoup de changements en peu de temps. On souhaite que cela ne vous pénalise pas trop.

Pour plus d’informations : http://www.osfi-bsif.gc.ca/

Encore des changements sur les hypothèques!

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Il y a eu beaucoup de spéculation au cours des derniers mois au sujet des prêts hypothécaires mais le gouvernement fédéral avait conservé le statut-quo au moment du dernier budget. Plusieurs intervenants avaient exprimé leur désaccord face à une troisième modification aux règles concernant la garantie gouvernementale relative à l’assurance prêt hypothécaire. Pourtant le 21 juin, le gouvernement annonçait la mise en place de nouveaux paramètres concernant les prêts hypothécaires assurés par l’entremise de la SCHL, changement qui s’appliquait à partir du 9 juillet.

-Pour les prêts hypothécaires assurés par la SCHL pour les immeubles résidentiels d’un à quatre logements, le rapport prêt-valeur maximal pour le refinancement d’un  propriétaire occupant passe de 85% à 80%.
-La période d’amortissement maximale passera de 30 ans à 25 ans pour les prêts supérieurs à 80% de la valeur de la propriété.
-Le  prix d’achat maximal pour un achat assuré sera de 1 millions de dollars.
– Le rapport d’amortissement de la dette sera fixé à 39% pour les dettes d’habitation et de 44% pour les dettes totales.

Il va sans dire que si quelqu’un se réveillait d’une hibernation de 5 ans, il serait déboussolé par les changements apportés! De 40 ans, l’amortissement est descendu à 25 ans et d’un refinancement à 95%, il est désormais possible d’y aller seulement à 80%. Le but derrière ces changements est de diminuer l’endettement des ménages, et il est beaucoup plus facile pour un gouvernement de modifier ce qu’il contrôle, la SCHL, que de légiférer sur les taux d’intérêts sur les cartes de crédit par exemple, un fardeau beaucoup plus important pour les ménages. Mais ça, c’est un autre débat.
Bon été!