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L’étau des prêteurs hypothécaires se resserre

BSIF prêt hypothécaire

 

 

 

 

 

 

En réponse à une hausse des reprises de finance, de la dette des ménages et de la spéculation fulgurante du prix des propriétés, le Bureau du Surintendant des Institutions Financières (BSIF) essaie de reprendre le contrôle du marché hypothécaire et émet un avertissement strict à cet effet pour contrer la vulnérabilité des institutions financières du pays.

Préoccupé par l’impact d’un contexte de ralentissement économique pour les institutions financières, les mesures entreprises concernent notamment un appel à l’effort et à la responsabilité de la part des différentes institutions financières et d’autres fournisseurs de prêts hypothécaires. Les principales cibles à surveiller de près lors de la souscription des prêts sont la vérification des revenus des emprunteurs, le ratio de couverture de la dette, la conformité aux normes des prêts et la fiabilité de l’évaluation foncière.

Par conséquent, attendons-nous à ce que les délais, suivant une étude plus approfondie et plus rigoureuse dans le traitement des dossiers soumis, allongent.

Le but ultime de cette démarche vise à stabiliser le marché et s’assurer que les nouveaux intrants soient adéquatement qualifiés, solvables et non vulnérables. Ces précautions contrent également la souscription de prêts aux mauvaises créances et l’évolution des bulles immobilières.

En conclusion, l’accès à la propriété ne ressemble en rien à l’achat d’une voiture. Il faut impérativement être sérieux, réfléchi, préparé. Un bris d’hypothèque est couteux pour vous, pour l’institution, pour la société : une reprise de finance, en est un de trop un point c’est tout.

Si vous avez entamé des démarches ou êtes sur le point de le faire, l’apport d’un professionnel est sans doute un atout non négligeable vers l’approbation de votre demande de financement.

On ne le dira jamais assez 😉

Des enveloppes dans la poste

carte de credit

Quand passe le facteur (pour ceux qui ont encore un facteur!), de petites lettres de sollicitation se retrouvent dans votre courrier. Si vous êtes chanceux comme nous, vous recevez des douzaines de ces lettres par année. Pas besoin de les nommer, on connaît tous ces compagnies qui offrent des rabais sur une nouvelle carte de crédit « exclusive » pendant 12 mois ou d’autres qui envoient des documents ressemblant à un chèque mentionnant que « votre argent » est disponible immédiatement.

Les plus sages recyclent ces enveloppes. D’autres sautent sur l’opportunité. On estime que chaque canadien possède en moyenne cinq cartes de crédit alors qu’une seule devrait suffire. Ce n’est qu’une moyenne, car nous avons personnellement vu des gens jongler avec plus d’une douzaine de cartes. Des cartes qu’ils recevaient en répondant à ces lettres par la poste, ou bien en s’inscrivant dans plusieurs magasins.

Pourquoi on vous parle de ça aujourd’hui? Au cours des derniers mois, très souvent on a parlé d’endettement. En fait, on a l’impression que tout le monde parle d’endettement ces temps-ci. Et à mots couverts, on blâme certains d’avoir acheté « une trop grosse » maison. C’est vrai, certains ont de grosses maisons. Mais en pratique, pour acheter une maison, il faut être qualifié et respecter des ratios d’endettement.

De l’autre côté, chacun peut aller se chercher dix cartes de crédit à 20% d’intérêt. Difficile après ça de respecter un sain ratio d’endettement. Payer de l’intérêt sur des cartes de crédit, c’est jouer le jeu des émetteurs de ces mêmes cartes. Et consommer à outrance, c’est aussi jouer leur jeu.

L’endettement commence souvent par des enveloppes dans la poste. À vous de ne pas y répondre.

Les banquiers se veulent rassurants

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Depuis le début de l’année, quatre présidents de grandes banques canadiennes ont affirmés que le marché immobilier canadien est solide. La comparaison avec le marché américain d’avant-crise ne tient pas selon eux, surtout parce que les banques d’ici n’ont pas fait d’emprunts à risques comme ce fut le cas aux États-Unis. En outre, le marché hypothécaire serait beaucoup mieux structuré. On se souvient que le système bancaire canadien a été amplement vanté de par le monde par sa solidité dans le passé.

On a beaucoup parlé depuis quelque temps du niveau d’endettement des ménages. Ceux-ci, on se rappelle, ont atteint des sommets (plus de 150% des revenus du ménage). L’explication donnée pour expliquer ces niveaux de passifs serait que la baisse des taux d’intérêt aurait permis aux gens de contracter des emprunts ou des marges de crédit hypothécaires beaucoup plus élevés que la normale.

Il est difficile de blâmer les consommateurs. La baisse des taux d’intérêt a été orchestrée pour permettre aux gens de consommer davantage dans le but de faire rouler l’économie. Voilà la stratégie derrière le crédit facile. On voulait que les gens consomment, ils ont consommé.
En terminant, les prix des maisons devraient poursuivre leur ascension en 2013 selon une étude de Royal Lepage.

Source : http://affaires.lapresse.ca/opinions/chroniques/jean-philippe-decarie/201301/09/01-4609540-lappel-au-calme-des-banquiers.php