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Rénover au bon moment de l’année pour économiser

Vous avez un projet de rénovation en tête et vous souhaitez limiter les coûts ? Vous pourriez économiser sur vos travaux simplement en planifiant votre projet à un certain moment de l’année.

Le marché de la rénovation n’échappe pas à la loi de l’offre et de la demande, qui influence les prix, à la hausse ou à la baisse. Certaines périodes sont plus occupées que d’autres. Cela dépend de la nature des travaux que vous souhaitez réaliser. Il peut donc être économique de choisir la saison de vos travaux en conséquence.

L’été

La saison estivale est la période à laquelle les entrepreneurs reçoivent le plus d’appels. Puisque la demande y est la plus forte, les tarifs sont conséquemment plus élevés. L’été représente toutefois un bon moment pour entreprendre des travaux que vous pouvez réaliser vous-même, tels un projet de peinture ou la réfection de votre patio, si vous en avez les compétences.

L’automne et l’hiver

C’est lorsque le froid s’installe que les entrepreneurs sont le moins sollicités. Règle générale, leurs tarifs tendent également à baisser au cours de cette période.

Celà vaut également pour les matériaux de construction. Bien que des soldes soient annoncées à divers moments dans l’année, c’est généralement en hiver que les prix sont les plus intéressants. Toutefois, pour certains matériaux spécifiques, la livraison peut se faire attendre.

Aussi, lorsqu’il fait froid, les délais de construction sont à votre avantage. Disposant de plus de temps, votre entrepreneur réagira mieux aux imprévus, ce qui limite les risques d’erreurs et de travail bâclé. Les délais d’obtention de permis de construction sont également plus courts l’automne et l’hiver, puisque la demande est moins grande.

Le printemps

Lorsque le mercure remonte, la demande et les prix en font tout autant. Par contre, certains travaux gagneront à être exécutés au retour du beau temps, notamment des travaux de toiture. Vous n’économiserez pas nécessairement sur le coût de la main-d’œuvre, mais vous maximiserez vos chances que les bardeaux soient posés correctement, puisque leur installation est particulièrement sensible au froid et à la chaleur intense.

Conseils

  • Peu importe la saison, vous gagnerez à demander plusieurs soumissions auprès de différents entrepreneurs. Vous pourrez comparer les prix et les expertises, pour ensuite choisir le meilleur soumissionnaire qui n’est pas toujours le plus bas soumissionnaire.
  • Ceci est également vrai pour le prix des matériaux. Vous pourriez être surpris de la différence du prix de certains matériaux d’un magasin à l’autre.
  • Ouvrez l’œil : parfois, des fins de lot sont vendues pour une fraction du prix courant.
  • La plupart des gens profitent davantage de leur maison en plein été ( terrasse, piscine, barbecue ). Effectuer des rénovations lors de la saison froide permet donc de ne pas hypothéquer la saison estivale.

D’après : Rénover sa résidence au bon moment pour économiser par Ghislain Larochelle, Le Journal de Montréal, le 18 février 2019

En situation d’offres multiples…

Vous recherchez une maison dans un secteur convoité quand tout à coup, la maison rêvée est enfin mise sur le marché. Puisque vous n’êtes probablement pas le seul acheteur à vouloir déposer une offre d’achat, voici quelques astuces qui vous permettrront de vous démarquer du lot.

Une situation de multioffre survient lorsqu’un vendeur reçoit plusieurs offres pour la même propriété, et ce, dans un court délai. Toutes les offres d’achat sont alors présentées en même temps au vendeur. Les courtiers impliqués dans la transaction ont l’obligation de divulguer chacune des promesses d’achat concurrentielles tout en maintenant leur confidentialité. Les acheteurs pourront alors, s’ils le désirent, avoir la possibilité de bonifier leur offre initiale.

Options du vendeur

Le vendeur dispose alors de plusieurs options, notamment : accepter une des promesses d’achat et refuser toutes les autres, faire une contre-proposition à un seul des acheteurs, accepter une des offres et faire une contre-proposition à un autre acheteur, en s’assurant de mettre cette dernière en deuxième rang ou encore refuser toutes les promesses d’achat. Le tout doit se faire selon les délais d’acceptation entendus sur les promesses d’achat, après quoi ces promesses deviennent nulles.

Faire briller son offre

L’acheteur qui dépose la proposition la plus intéressante est normalement celui dont l’offre sera acceptée. Bien que la tactique la plus commune soit d’offrir un prix élevé, d’autres dispositions permettent de faire en sorte que votre offre se démarque :

  • Inscrivez le moins de clauses et de conditions possible. Trop de clauses spéciales peuvent laisser entendre que votre financement pose problème.
  • Dans le même ordre d’idée, évitez les clauses créatives et farfelues, du genre : « Cette offre est conditionnelle à une visite avec mon patron. » Ou encore : « Cette offre est conditionnelle à l’entière satisfaction de ma mère. »
  • Assurez-vous d’avoir une lettre attestant votre pré-qualification auprès d’un prêteur hypothécaire. Sinon, il est probable que le vendeur ne souhaite pas prendre de risque inutile avec vous.
  • Fournissez une preuve de possession des liquidités nécessaires à la mise de fonds.
  • Vous pouvez aussi joindre à votre offre une lettre expliquant vos motivations à vouloir acquérir cette propriété. Parfois, c’est le facteur affectif qui fait pencher la balance en faveur de tel ou tel acheteur.
  • Si vous souhaitez vous porter acquéreur d’un immeuble à revenus et que vous possédez déjà d’autres immeubles, démontrez votre sérieux en envoyant un aperçu des autres projets que vous avez déjà réalisés. Cela démontrera que vous avez la ferme intention d’accompagner le vendeur jusque chez le notaire.

CONSEILS

  • Peu importe votre désir d’obtenir une maison donnée, la clause de l’inspection préachat est incontournable. Autrement, vous pourriez vous retrouver avec de coûteuses rénovations qui atténueront considérablement la joie d’avoir déniché votre maison de rêve.
  • Avant de déposer des offres d’achat, tâchez d’obtenir une pré-approbation pour votre financement. C’est essentiel, puisque cela démontrera votre sérieux au vendeur.
  • Parfois, l’émotion l’emporte sur la raison. Avant de faire une offre d’achat, assurez-vous de bien lire la fiche descriptive de la maison, et de visiter l’endroit.
  • Si vous vous faites accompagner par un courtier immobilier dans le processus, celui-ci pourra vous conseiller à chacune des étapes de la transaction. Le courtier doit respecter des devoirs et obligations en vertu de la Loi sur le courtage immobilier : il est notamment tenu de promouvoir vos intérêts et de protéger vos droits.

D’après : Gagner la bataille de la contre-offre pour acheter une maison de Ghislain Larochelle, Le Journal de Montréal, le 17 décembre 2018

Rembourser son hypothèque plus rapidement. Bonne ou mauvaise idée ?

 

Afin de contrer la hausse des taux d’intérêt, certains propriétaires envisagent d’accélérer le remboursement de leurs hypothèques. Est-ce sage ?

Les raisons qui poussent à rembourser rapidement une hypothèque sont nombreuses. D’abord, certaines personnes à l’approche de la retraite veulent éliminer le plus possible leurs dettes. D’autres souhaitent simplement vivre le moins possible à crédit. Mais bien souvent, c’est la perspective de payer moins d’intérêts qui motive les propriétaires à accélérer leurs paiements.

Il existe deux manières d’accélérer le remboursement d’une hypothèque. D’abord, vous pouvez opter pour une période d’amortissement plus courte ; par exemple, 15 ans au lieu de 25 ans. L’autre méthode possible est de verser un paiement supplémentaire. Certains établissements le permettent une fois par année, ou encore au renouvellement de votre hypothèque. Le mieux est de s’en assurer avant de signer.

Quel est votre meilleur placement ?

Vous êtes tentés d’accélérer le remboursement de votre hypothèque ? Avant même d’entreprendre de telles démarches, posez-vous la question suivante : quel placement vous sera le plus profitable ? Serait-ce d’utiliser vos épargnes pour rembourser plus rapidement votre hypothèque, ou plutôt d’investir dans vos épargnes ?

Prenons un exemple pour illustrer la différence. Supposons une hypothèque pour laquelle vous empruntez 200 000 $ au taux de 3,5 %. Trois options s’offrent à vous :

  • D’abord, vous pouvez étaler votre prêt sur 25 ans. Ainsi, vos paiements mensuels sont de 998,54 $.
  • Plutôt que de rembourser votre prêt en 25 ans, vous choisissez de le faire en 15 ans. Vos mensualités se soldent donc à 1427,29 $ et vous économisez 42 649,80 $ en frais d’intérêt pour la durée totale de votre prêt (si votre taux d’intérêt demeure virtuellement à 3,5 %).
  • Dans le troisième scénario, vous optez pour un terme de 25 ans. Mais pendant les 15 premières années, vous versez dans un compte non enregistré les 428,75 $ que vous auriez utilisés pour accélérer le remboursement de votre hypothèque. Supposons que vos placements vous donnent un rendement de 5 % par année. Au bout de 15 ans, grâce à l’intérêt composé de vos cotisations, vous récoltez 114 006,14 $.

Toutefois, à moins de verser vos économies dans un compte enregistré libre d’impôt, vous devrez également prendre en considération votre taux d’imposition personnel, qui amputera vos gains.

Conseils

  • Avant d’accélérer le remboursement de votre hypothèque, évaluez les taux d’intérêt. Comparez les rendements de vos placements et faites des choix logiques. Un planificateur financier pourra vous guider dans la bonne direction.
  • Évaluez également vos objectifs financiers. Votre priorité devrait être de vous constituer un fond d’urgence suffisamment garni pour combler 6 mois de vos revenus. Tâchez de vous bâtir de l’épargne sur laquelle vous pourriez compter pour éventuellement rembourser votre hypothèque.
  • À l’approche de la retraite, assurez-vous d’avoir suffisamment de liquidités. Si vous versez tous vos revenus dans le remboursement de votre hypothèque, il pourrait être difficile de tirer ensuite un revenu de votre propriété.
D’après : Devrais-je me hâter à rembourser mon hypothèque ? de Ghylain Larochelle, Journal de Montréal, le 18 février 2018

Maison parfaite, quartier parfait…

Suburban residential street with red brick houses

Après tant de recherches, de visites et de réflexions, vous avez trouvé un véritable petit bijou qui correspond à toutes vos attentes. Vous vous y voyez déjà. Et tout est en ordre dans cette maison parfaite.

Et le critère voisin…
Si le proverbe russe « N’achète pas la maison, mais achète le voisin » nous met en garde, qui se donne la peine de rencontrer les gens d’en face et d’à côté avant d’acheter ? Cette simple initiative, bien qu’anodine, peut pourtant être fort révélatrice.

Des histoires de chien qui jappe, d’ordures qui s’accumulent, de mauvaises herbes qui se propagent jusqu’à chez vous, d’arbre nuisible ET DE BRUITS !

À longue haleine, de telles situations enveniment votre bien-être et votre qualité de vie au quotidien. À tout coup, en sortant de chez vous, vous partagez un milieu commun avec vos voisins et ne pouvez les extraire de votre havre de paix. Les clôtures ne peuvent faire plus de 6 pieds et malgré tout, le son et les odeurs voyagent entre ses mailles…

Avant de prendre une décision
Appliquez le même effort que pour la recherche de votre propriété idéale, car un voisinage exigeant et perturbant peut considérablement enlever du charme à votre trouvaille.

  • Sortez donc ! Rencontrez l’entourage pour en apprendre plus sur le quartier, mais aussi de ses habitants !
  • Faites un tour d’horizon pour vous informer de la maturité du voisinage.
  • Écoutez l’environnement (autoroute, usine, etc.).
  • Promenez-vous dans les environs et empreignez-vous du secteur (proximité du service de transport, de l’épicerie, des écoles, etc.)

Dans quelques semaines à peine, ils iront se terrer pour l’hiver.
Ne vous inquiétez pas, vous les retrouverez bien vite au printemps prochain 😉