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2014: Des prévisions, mais surtout des souhaits

souhaits

 

 

 

 

 

Le mois de janvier est bien débuté et les excès de nourriture du temps des Fêtes sont maintenant digérés. J’espère que plusieurs au Québec n’auront pas trop de mal à digérer leurs comptes de cartes de crédit! Et oui, pour plusieurs, Noël se règle sur la carte plastique à taux d’intérêt élevé.

L’année 2014 ne s’annonce pas terrible, côté économie. Les perspectives immobilières nous indiquent une stagnation au niveau des prix dans plusieurs marchés au Québec tout comme des ventes similaires à 2013, qui ne fut pas la meilleure année à ce chapitre. Beaucoup d’information ont circulé dans les médias au cours de la dernière année au sujet de l’endettement des ménages et le choix que le gouvernement fédéral a fait pour y remédier fut de changer les règles de financement.  Ajoutons à cela que les grandes banques canadiennes ont donné mandat aux firmes d’évaluation de sortir des valeurs plus conservatrices. Ce cocktail a eu de lourdes conséquences et beaucoup en furent touché : des jeunes voulant acheter leur première propriété, des couples se séparant et ne pouvant garder la maison, des gens acculés par les dettes et ne pouvant utiliser l’équité de leur propriété pour s’aider, etc. La liste est longue, et souvent les drames, bien vivants.

Que se souhaiter pour une santé financière?

J’ai écrit souvent que je blâmais davantage les dettes à la consommation avant l’immobilier pour cause d’endettement. Et je n’en démords pas. En conséquence, voici ce que je souhaite en 2014. J’espère que les gens s’endetteront moins pour des biens de consommation, j’espère que le taux d’endettement de chacun ne montera pas à plus de 30% de ses revenus et surtout, j’espère que l’épargne redeviendra une habitude et que les gens prioriseront le remboursement de leur dettes.

Ma liste est longue, ça je le sais. N’hésitez pas à nous contacter si vous avez des questions sur ces sujets, il nous fera plaisir de vous porter conseil.

Je vous souhaite une bonne année 2014. Qu’elle soit généreuse avec vous, comme vous pouvez l’être avec vous-même. En remboursant vos dettes et en épargnant, bien sûr.

Un appel à la prudence

Nicolas Marceau

 

 

 

 

 

Le ministre des Finances Nicolas Marceau invite le gouvernement fédéral à la prudence quant au resserrement des règles hypothécaires. On se souvient que son homologue fédéral, Jim Flaherty, avait laissé entendre qu’il pourrait être tenté de calmer le marché avec une autre modification à ces fameuses règles. Rappelons que les règles ont été changées 4 fois au cours des dernières années, rabaissant entre autre les années d’amortissement et diminuant les ratios d’endettement pour les refinancements.

Le Canada est un vaste pays avec des marchés très différents et il est loin d’être évident qu’une politique pan-canadienne soit adéquate. Montréal n’est certainement pas Toronto et Vancouver, leurs réalités économiques sont totalement différentes, tout comme leurs marchés de l’habitations respectifs.

Une autre mesure pour freiner le marché pourrait, au contraire, le faire reculer au Québec. Il faut être très prudent présentement.

Via: http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2013/11/20131118-151728.html

Un autre resserrement dans le futur?

 

Jim Flaherty

 

 

 

 

 

Le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, a mentionné lors de sa mise à jour économique mardi dernier qu’il serait prêt, à nouveau, à resserrer les règles sur les prêts hypothécaires.

Il faut dire que les derniers changements, en 2012, ont considérablement ralenti le marché, mais que les derniers mois ont vu une hausse des ventes et aussi, une hausse de prix.  Le ministre a laissé la porte ouverte à ces changements pour s’assurer qu’il n’y a pas de bulle immobilière.

Via: http://affaires.lapresse.ca/economie/immobilier/201311/13/01-4710051-flaherty-pret-a-resserrer-de-nouveau-les-regles-hypothecaires.php

On tente de refroidir le marché, encore.

SCHL

La SCHL vient d’adopter une nouvelle mesure qui a pour objet de plafonner le nombre de prêts hypothécaire assurés par cette dernière pour chaque banque. Bien qu’on puisse comprendre que le but d’une telle approche soit de diminuer le risque lié aux opérations de titrasation (technique financière qui permet aux banques de regrouper diverses créances dont des prêts hypothécaires, afin de les revendre sur le marché afin de lever d’autres capitaux), on peut aussi y voir un autre geste posé en vue de refroidir le marché immobilier.

Forcément, en plafonnant le nombre de prêts assurés, cela obligera les banques à se financer autrement, ce qui leur fera augmenter leur part de risque, et qui par la bande risque de faire augmenter les taux d’intérêt.

Certains spécialistes pensent même qu’on pourrait voir des augmentations de l’ordre de 0,2 à 0,65%.

L’époque des super taux semble de plus en plus révolue.

Source: http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2013/08/06/007-schl-ottawa-titrisation.shtml

Le pied sur le frein pour prévenir la bulle

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Peut-être est-ce un signe que le printemps arrive, mais Mars est le mois de l’année où le marché immobilier prend de la vitesse. Logique quand on sait qu’une majorité de gens veulent acheter et déménager pour juillet. Mais pas cette année.  La baisse du nombre de transaction, à 22% est importante. Elle touche les maisons unifamiliales, les plex et les copropriétés. Les banlieues s’en tirent un peu mieux car elles sont probablement plus recherchées par les jeunes familles, mais à part de légère croissance à St-Jérôme, Chambly et Ste-Julie-Varennes, toutes les autres villes connaissent une baisse des ventes.

Une chute des prix? Non!

Le prix médian des propriétés n’est pas à la baisse comparativement à l’an passé. Les maisons unifamiliales (+2%), les copropriétés (0%) et les plex (+6%) ont soit augmenté ou resté au même prix.

Une bulle?

Selon Fitch Ratings, une agence internationale de notation financière, le marché immobilier québécois serait autant surévalué que celui de la Colombie-Britannique et plus que celui de l’Ontario compte tenu de facteur tel que le vieillissement de la population et la vigueur de l’économie.  L’agence fixe la surévaluation à 26% pour le Québec.

Que tirer de tout ça?

Les changements aux règles hypothécaires qu’a faites le gouvernement fédéral au cours des derniers mois ont eu un impact majeur. Ils ont refroidi le marché tout en évitant une baisse de prix. . À l’heure où plusieurs sonnent l’alarme d’une possible bulle, ce ralentissement progressif va peut-être empêcher un éclatement soudain et sévère qui ferait plonger les valeurs des propriétés. Qu’est-ce qui va arriver? Il y a de fortes chances que le marché stagne pendant quelques années, ce qui voudrait une baisse sans les effets d’une baisse!