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Les changements aux règles hypothécaires

bill-morneau

 

 

 

 

 

Bon, la tempête est passée et nous avons maintenant assez de recul pour juger ce qui vient de se produire dans le resserrement des règles hypothécaires au Canada.

Dans un premier temps, le gouvernement fédéral a annoncé il y a quelques semaines une mesure importante. Les acheteurs disposant de moins de 20% de mise de fonds (prêts hypothécaires assurés par assureur hypothécaire comme la SCHL, Genworth ou Canada Garanty) devront maintenant qualifier leur achat avec le taux affiché de la banque du Canada, plus haut de plus de 2% actuellement. On appelle cela une simulation de hausse de taux. L’exercice sert à voir si les emprunteurs seraient en mesure de faire leurs paiements advenant une augmentation des taux, comme par exemple à leur prochain renouvellement. Concrètement, cette mesure fera augmenter artificiellement le taux d’endettement des emprunteurs et comme il y a une limite à ce taux d’endettement, cela réduira le potentiel d’emprunt. Une famille pouvant acheter une propriété à 300 000$ aux anciennes normes pourrait se voir limiter à 240 000$ par exemple. Donc, il est possible que cette famille ne puisse pas devenir propriétaire du type de bien souhaité et demeure locataire.

Le but du gouvernement est d’éviter la surchauffe, de diminuer l’endettement et de préparer à une éventuelle hausse de taux. Cependant, le Canada étant un pays assez vaste avec des réalités régionales très différentes, le Québec n’était clairement pas la raison de cette mesure. Les marchés de Vancouver et de Toronto étaient plutôt les cibles, mais il est compliqué d’appliquer des règles différentes d’une région à l’autre. Alors, le Québec va subir ces conséquences. Si je dis cela, c’est que le taux d’endettement des Québécois est inférieur à celui des Canadiens tandis que le taux de ménage propriétaire est également inférieur à celui des Canadiens. Cela veut dire que le problème principal n’est pas ici et qu’au contraire il est dans l’intérêt de l’économie québécoise de stimuler l’accès à la propriété.

Il y aura également d’autres conséquences au niveau des prêteurs et d’autres changements pourraient aussi être apportés au courant des prochaines semaines. Nous suivrons ce dossier avec grand intérêt.

Ceci étant dit, il n’est jamais mauvais d’être prudent et ces changements obligeront les acheteurs à être mieux préparé, à ne pas viser trop gros, à ne pas s’endetter à outrance. Il aurait été préférable de légiférer dans la consommation (carte de crédit, prêt auto, prêt personnel, etc.), mais cela est une autre paire de manche à réaliser. La santé financière devrait être l’objectif à tous et ces modifications pourraient être le prétexte à avoir une réflexion sur notre propre consommation et ainsi pouvoir réagir à n’importe quel changement pouvant se produire.

Nouvelle réalité dans le monde du courtage immobilier et hypothécaire

monde hypothécaire

WOW! L’automne 2016 promet de brasser le milieu hypothécaire et c’est peu dire!
À l’annonce d’une version révisée de la Loi sur le courtage immobilier, les interrogations par les acteurs concernés abondent.

Bien que les propos suivants soient hautement spéculatifs, voici le topo des changements importants à venir :

1 — Transformation de la mission de l’OACIQ
Si les rôles occupés par l’organisme entraînent toute une confusion dans l’exercice de ses fonctions, la révision du cadre législatif veut les clarifier.
Ainsi, la nouvelle répartition des activités observerait une reconfiguration :

  • De la priorité accordée aux consommateurs ;
  • De la qualité et du contrôle de la prestation des courtiers immobiliers ;
  • De la position et de l’intérêt du courtage hypothécaire.

En ce sens, une mesure supplémentaire voudrait que son conseil d’administration inclût désormais la nomination de membres par le gouvernement et que moins de courtiers, à proprement dit, y siègent.

2 — Le cas DuProprio : Branle-bas de combat à venir
Dans ce dossier, disons simplement qu’une redéfinition de la pratique de courtage promise viendrait à point. Elle permettrait en fait de mettre un terme à l’interminable contestation de l’exercice de DuProprio — symbole de la vente sans courtier — par l’OACIQ depuis 6 ans!

3 — Division de la responsabilité des courtiers hypothécaires
Enfin, on reconduirait la responsabilité des courtiers hypothécaires sous la gouvernance de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF).
Considérant qu’actuellement la part de représentants en courtage hypothécaire est plus que minime au sein de l’organisation de l’OACIQ, le transfert de cette expertise à un tiers saurait surement donner force et crédibilité à la profession 😉

 

À suivre !

 

On s’instruit : le bris d’hypothèque ou la pénalité liée à un paiement anticipé

pénalité bris hypothèque

 

 

 

 

 

 

Notre société a adopté la culture du paiement à versement. Reste que le plus ennuyeux est aussi le plus prenant sur votre style de vie, soit votre prêt hypothécaire 😉

La plupart du temps donc, votre choix s’arrête sur la qualité d’un taux offert.
Fixe, le plus bas SVP, dans une hypothèque fermée, 5 ans.

Mais alors… Pour quelque raison que ce soit, qu’arrive-t-il si vous êtes dans l’obligation de vendre votre propriété ou de déménager avant la fin du terme de votre contrat hypothécaire ?

Oui, des pénalités s’appliquent…
Avez-vous bien lu les petits caractères de votre engagement ?

Règle générale, sachez qu’il existe 2 méthodes de calculs :

  1. Dans la mesure où le contrat suit un taux variable : la pénalité considère la valeur de 3 mois d’intérêt sur le solde restant jusqu’à la fin du terme.
  2. Dans le cas d’un taux fixe : la pénalité se base sur le différentiel de taux d’intérêt, soit la différence entre le taux en vigueur au moment du bris d’hypothèque et celui accordé au moment de l’emprunt. Note : Comme les taux varient quotidiennement, le calcul du différentiel de taux s’en voit aussi changé.

Une pénalité salée peut rapidement changer vos plans. Et disons-le, en moyenne, la plupart des contrats hypothécaires sont rompus au cours de la 3e année – cause de divorce, de transfert ou de changement d’emploi, de l’arrivée d’un enfant, d’un coup de cœur, etc. Au bonheur des institutions financières, le coût de vos pénalités compense la perte de profit du prêteur.

Des conseils ?

  1. Commencez par un exercice de visualisation 😉
    Songez à votre avenir dans 2,3,5 ans.
  2. Référez-vous à votre courtier, il saura vous guider
    Démêlez et comprenez les pénalités applicables
  3. Calculez avant d’agir
    Considérez le coût de vos actions : avant, pendant, après !

Et si l’on considère qu’il est peu probable que la vente de votre propriété coïncide avec l’échéance du terme de votre hypothèque… Dans ce cas, référez-vous aussi à votre courtier hypothécaire comme allié question d’accéder aux solutions adaptées.

Sources : http://www.moneysense.ca/spend/real-estate/selling/6-steps-to-lower-your-ird-mortgage-penalty/

 

L’étau des prêteurs hypothécaires se resserre

BSIF prêt hypothécaire

 

 

 

 

 

 

En réponse à une hausse des reprises de finance, de la dette des ménages et de la spéculation fulgurante du prix des propriétés, le Bureau du Surintendant des Institutions Financières (BSIF) essaie de reprendre le contrôle du marché hypothécaire et émet un avertissement strict à cet effet pour contrer la vulnérabilité des institutions financières du pays.

Préoccupé par l’impact d’un contexte de ralentissement économique pour les institutions financières, les mesures entreprises concernent notamment un appel à l’effort et à la responsabilité de la part des différentes institutions financières et d’autres fournisseurs de prêts hypothécaires. Les principales cibles à surveiller de près lors de la souscription des prêts sont la vérification des revenus des emprunteurs, le ratio de couverture de la dette, la conformité aux normes des prêts et la fiabilité de l’évaluation foncière.

Par conséquent, attendons-nous à ce que les délais, suivant une étude plus approfondie et plus rigoureuse dans le traitement des dossiers soumis, allongent.

Le but ultime de cette démarche vise à stabiliser le marché et s’assurer que les nouveaux intrants soient adéquatement qualifiés, solvables et non vulnérables. Ces précautions contrent également la souscription de prêts aux mauvaises créances et l’évolution des bulles immobilières.

En conclusion, l’accès à la propriété ne ressemble en rien à l’achat d’une voiture. Il faut impérativement être sérieux, réfléchi, préparé. Un bris d’hypothèque est couteux pour vous, pour l’institution, pour la société : une reprise de finance, en est un de trop un point c’est tout.

Si vous avez entamé des démarches ou êtes sur le point de le faire, l’apport d’un professionnel est sans doute un atout non négligeable vers l’approbation de votre demande de financement.

On ne le dira jamais assez 😉

LA différence

Conseiller en succursale vs Courtier hypothécaire

 

 

 

 

 

 

Aujourd’hui encore, combien d’entre vous se précipitent auprès de leur institution financière pour solliciter l’aide d’un «conseiller en finances personnelles» lorsqu’il est question de votre prêt hypothécaire?

Pourtant, un taux jamais vu ou une offre spéciale qui comblerait parfaitement vos besoins pourrait bien exister, mais… ils ne sont pas offerts par VOTRE institution.

Au bout du compte, votre banque ne représente qu’un seul prêteur. Et le conseiller en finances personnelles, lui, travaille pour cette banque, avec sa gamme de produits et son offre. Il travaille à l’atteinte de ses objectifs de ventes et à la croissance de son propre portefeuille.

Pourquoi se limiter à ce petit univers connu, alors qu’il existe au-delà tant de possibilités beaucoup plus avantageuses! Que vous soyez premiers acheteurs, propriétaires d’entreprise, en voie de faire des rénovations ou autres, sachez comment accéder aux solutions qui considèrent vos intérêts personnels.

C’est là qu’un nouveau joueur entre en jeu : le courtier hypothécaire. Cette recrue vise à améliorer la santé financière de ses clients, à intervenir en leur faveur auprès des institutions et à permettre des économies représentant jusqu’à des milliers de dollars.

Considérant qu’un prêt hypothécaire accapare une grande partie des finances de votre ménage, consulter un courtier, c’est être un consommateur futé. C’est aussi accéder à des renseignements supplémentaires et des conseils adaptés, à un pouvoir de volume cumulé et à encore plus d’options de taux presqu’instantanément! Le tout selon un plan axé sur VOS besoins, uniques.

Travaillant pour vous, pas pour la banque, le courtier négocie au nom de l’acheteur et lui évite d’être berné par l’intérêt des institutions. Comme gage d’un service de qualité, la base de la clientèle d’un courtier provient de recommandations. Voilà l’assurance de l’excellence du service et rien de moins. De plus, les services sont gratuits!

 

Source : http://www.lesaffaires.com/blogues/daniel-germain/des-vendeurs-deguises-en-conseillers/588014?utm_source=facebook&utm_medium=social&utm_content=7-06-2016&utm_campaign=finace-perso-arnaque-conseiller-blog-germain