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Le printemps et la fièvre du chalet

J’ai lu avec grand intérêt le récent dossier d’Yvon Laprade dans La Presse+ qui soupesait le pour et le contre de devenir propriétaire d’une résidence secondaire. Je vous en relate ici les grandes lignes.

D’abord, allons-y d’une déclaration criante de vérité mais que les épris de l’idée d’un chalet ne veulent pas vraiment entendre. « Acheter un chalet, c’est réaliser un rêve et non un investissement. »

Même si pour une deuxième année consécutive, en 2016, les ventes ont été en forte hausse dans les régions de villégiature, les délais de vente restent longs… Le délai de vente « moyen » d’une résidence secondaire se situe autour de 200 jours contre 150 jours pour une maison « traditionnelle ». Dans certains marchés, ces délais peuvent aussi s’étirer sur plus d’une année. C’est désespérant pour les vendeurs dont la propriété peut rester sur le marché de la revente deux et même trois ans. Dans un tel contexte, les acheteurs ont tendance à déposer des offres d’achat « irrecevables ».

Ce qui n’empêche pas les acheteurs d’avoir de grandes attentes ce dont les vendeurs doivent être conscients. On veut avoir la paix, un grand terrain, un chalet facilement accessible à moins d’une heure et quart de route. On veut se sentir « dépaysé » pour sortir de la routine. On veut du cachet, un toit cathédrale, un foyer, un poêle à bois, le bord de l’eau.

Un chalet, ce n’est pas un placement selon Sylvain de Champlain, planificateur financier de 53 ans qui vient de vendre son chalet à perte après six ans. Il a mis un an et demi avant de trouver un acheteur. D’un point de vue froidement financier, il est loin d’être certain que le jeu en vaut toujours la chandelle. « Si on veut rentabiliser le chalet, il faut y aller toutes les fins de semaine, ou du moins à une grande fréquence pendant l’année. Autrement, ça fait cher payé si on y va une fois de temps en temps. »

Par ailleurs, il observe que les prix ont plafonné depuis un moment et qu’une baisse est à prévoir ( ou déjà là ). Il pense aussi que ceux qui ont aujourd’hui entre 30 et 45 ans, n’imiteront pas leurs parents en prenant la route de la campagne. « Les choses ont changé, dit-il. Les jeunes préfèrent louer plutôt qu’acheter. Ils ne veulent pas de contraintes hypothécaires. »

Sylvain De Champlain ne regrette pas son expérience mais ne la répétera pas. « Je profite de la vie, résume-t-il, je n’ai plus à faire l’épicerie le dimanche soir en revenant de la campagne ! »

Et il ne parle pas de l’accaparement psychologique que représente une deuxième résidence.

 

D’après : Chalet pour ou contre ? dossier publié par Yvon Laprade. Le 11 mars 2017, La Presse+

Insignifiante une hausse des taux de 1% ? Vraiment ?

L’environnement économique actuel propose encore des taux forts avantageux variant entre 2,5% et 3%, du jamais vu depuis longtemps. Et c’est aux consommateurs que ces années record profitent largement.

…Mais un jour, le vent va tourner.
Qu’adviendra-t-il suivant une hausse inévitable, dans 1, 2, 5 ans : quel accueil au cœur des ménages canadiens ?

Négocier sa propriété sous l’évaluation… ?

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Aussi imprévisible soit-il, le marché immobilier est marqué aujourd’hui par un phénomène qui prend de l’ampleur dans la province et ailleurs au Canada. Ainsi, malgré le fait d’une bulle immobilière, il arrive que plusieurs propriétés unifamiliales et une majorité de condos se vendent maintenant sous l’évaluation municipale. Que s’est-il passé? Votre propriété a-t-elle réellement « perdu » de la valeur!?

Un marché immobilier fort en 2016

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Après quelques années plus moroses, l’année 2016 surprend avec une vigueur renouvelée dans tous les secteurs de la région de Montréal et dans tous les types de propriétés. Et oui, même dans les condos! On parle d’une hausse de 10% des ventes dans ce créneau. 23% dans les plex.

La hausse d’activité se reflète dans les délais de vente qui sont moins longs. Malgré tout cela, les prix n’ont pas trop progressé, 1% dans les unifamiliales par exemple, tandis que les copropriétés ont vu leur prix descendre de 1%.

Ce sont tout de même de bonnes nouvelles si vous pensez vendre ou acheter cette année.

Source: http://www.tvanouvelles.ca/2016/04/06/le-regain-du-marche-immobilier-se-poursuit

Entre hésitation et occasion unique

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Avec les diminutions des chantiers de construction et le prix des propriétés qui n’a de cesse d’augmenter depuis plus d’une décennie, plusieurs intervenants croient qu’on assistera à une augmentation du taux de locataires au Québec. Le taux de propriétaires, actuellement à 61,2%, demeure néanmoins un des plus bas au Canada.

D’un autre côté, le célèbre milliardaire américain Warren Buffett a donné une recommandation récemment aux Américains par l’entremise du magazine Fortune:  » Avec une hypothèque fixe de 30 ans autour de 4%, ne lésinez pas. C’est l’occasion d’une vie »

Bien sûr, ces hypothèques au terme de 30 ans n’existent pas au nord de la frontière, mais néanmoins je crois toutefois qu’avec des taux fixe 5 ans sous la barre des 3%, il s’agit bien ici aussi d’une occasion qui ne risque pas de revenir de sitôt.

On a tendance à penser que les taux bas des dernières années sont devenu la norme. Pourtant, on devrait se montrer prudent du côté des prédictions et constater que cette période-ci est à l’avantage des emprunteurs. Et avec des prix qui ne risquent pas de descendre et malgré des règles de financement plus contraignantes, le constat est claire, les dernières années ont été parmi les meilleures pour acheter une propriété.

Source: http://fr.canoe.ca/argent/depenser/projetdevie/archives/2014/10/20141028-122729.html et http://www.lesaffaires.com/blogues/bernard-mooney/l-occasion-d-une-vie/572925