Archives de la catégorie: Endettement

Prêteurs irresponsables

Stéphanie Grammond de La Presse racontait récemment l’histoire ( très révélatrice ) de Marina et Julien dont je vous relate ici l’essentiel.

Marina et Julien voulaient prendre les grands moyens pour éliminer leurs dettes de consommation d’environ 40 000 $. Mais au lieu de les aider, l’émetteur de leur carte de crédit leur a plutôt offert davantage de corde pour se pendre.

Devinez de qui il s’agit ? Visa Desjardins !

Les consommateurs doivent en effet savoir s’arrêter eux-mêmes, car ce ne sont pas les prêteurs qui vont les empêcher de se rendre au bord du précipice.

La surconsommation a commencé à s’infiltrer dans la vie de Marina et Julien* après l’achat de leur première maison, il y a trois ans.

Le couple ne s’est pas privé des plaisirs de la vie. Voyages en Écosse, en Espagne… sans avoir l’argent pour payer.

Avec les paiements hypothécaires, les taxes et les autres dépenses reliées à la maison, le couple roulait dans le rouge malgré un revenu familial de plus de 100 000 $. En moins de trois ans, il s’est retrouvé avec des dettes de 40 000 $ : quatre cartes de crédit pleines à ras bord, un prêt de 12 000 $ pour l’achat de meubles, alouette.

Un premier retard de paiement les a réveillés. Comme ils possèdent des cartes à taux réduit de Visa Desjardins, Marina et Julien ont demandé à l’émetteur de consolider les dettes plus coûteuses qu’ils avaient ailleurs.

Réponse : non. Vous êtes trop endettés.

Finalement, le couple est parvenu à obtenir autrement un prêt à la consommation pour consolider la moitié de ses dettes. Comme le taux du nouveau prêt est plus faible, les jeunes économisent beaucoup d’intérêts, ce qui leur permet de rembourser les deux cartes de crédit Desjardins qui restent encore pleines.

Tout est bien qui finit bien ? Presque…

Voilà que Marina reçoit une lettre de Desjardins qui lui offre d’augmenter la limite de crédit de sa carte de 6000 à 11 000 $ « en raison de l’excellence de votre dossier et de vos bonnes habitudes de paiement ».

Ben oui, me semble ! Marina a le nez collé sur sa limite de crédit. Elle fait à peine son paiement minimum. Et on vient de lui dire qu’elle est trop endettée.

Le porte-parole de Desjardins a expliqué que cette situation n’aurait pas dû se produire en s’excusant auprès de sa cliente.

N’empêche, l’anecdote prouve que les prêteurs ne vérifient pas la capacité de remboursement des clients avant de leur offrir une carte de crédit ou d’augmenter leur limite.

Cette question cruciale de la responsabilité des prêteurs n’a été ici qu’effleurée. Je compte y revenir dans les semaines qui viennent car il y a beaucoup plus à dire sur ce sujet.

* Noms fictifs pour préserver l’anonymat du couple

D’après : Les prêteurs irresponsables publié par Stéphanie Grammond le 26 février 2017, La Presse Canadienne dans La Presse+

Une marge bien pleine

gros ventre

 

 

 

 

 

Il y a une situation que nous voyons très souvent ces temps-ci et qui est due à la popularité des marge de crédit hypothécaires, elles sont pleines.

Bien utilisée, une marge de crédit hypothécaire est un outil très intéressant. On peut faire des travaux, investir ou seulement s’en servir comme coussin financier en cas de pépin, par exemple. Cependant, il faut toujours garder à l’esprit qu’une marge se doit d’être temporaire, autrement dit, qu’on doit avoir un plan de sortie pour la rembourser, et ce, plus rapidement qu’une hypothèque.

Le problème qu’on voit, c’est que beaucoup de gens utilisent leur marge, et ne font plus que les paiements minimums, ou un peu mieux, par la suite. Si vous saviez combien de fois j’ai vu des relevés de marges au même niveau 5 ans plus tard, les clients ayant que payé les intérêts. Intérêt qui sont plus chers que sur un hypothèque aussi…

Dès qu’on arrive à un certain montant sur la marge, il faut regarder pour fixer le montant en hypothèque, de manière à rembourser plus rapidement le capital et à payer l’intérêt. Vous pourriez économiser des milliers de dollars!

Comment des clients ont pu économiser plus de 1000$ par mois en refinançant leurs dettes sur leur hypothèque!

refinancersesdettes.com

 

 

 

 

 

On le sait, les taux ont monté cet été et l’automne n’annonce encore que des hausses. Plusieurs voient dans cette conjoncture le temps idéal pour refinancer leur hypothèque et se protéger un taux pendant qu’il est encore temps. Éric et Julie, un couple de clients nous ont donné l’autorisation d’utiliser leur exemple dans notre newsletter. Ils ont refinancé et pris un terme de 10 ans à 3,99% il y a quelques semaines de ça.

Étude de cas

Éric et Julie ont acheté une maison il y a 5 ans. Le prix d’achat alors était de 200 000$. Étant donné l’évolution du marché immobilier depuis ce temps, la valeur marchande de celle-ci est présentement de 250 000$. Depuis cet achat, le couple a dû faire face à des dépenses imprévues et la somme de leurs paiements mensuels affecte sérieusement leur qualité de vie et ils ont de la difficulté à rembourser le capital sur leurs cartes de crédit.

 

Type de prêt                             Paiement mensuel                                   Solde
Hypothèque                                         868 $                                    165 000$ (25 ans)
Carte de crédit                                    450 $                                      15 000 $
Prêt automobile                                 400 $                                       15 000 $
Prêt personnel                                    250 $                                          5 000$
Total :                                                1 968 $                                     200 000 $

 

Suite à leur rencontre et à l’analyse de leur dossier, voici la solution qui a été retenue pour leur permettre d’améliorer leur qualité de vie tout en consolidant leurs dettes par un nouveau prêt hypothécaire.

 

Type de prêt                           Paiement mensuel                                       Solde
Hypothèque                                       966 $                                    200 000 $ 
Total :                                                  966 $                                    200 000 $

 

Comme vous pouvez le constater, le solde des dettes reste le même, seulement les cartes de crédit, le prêt automobile et le prêt personnel sont payés à même le refinancement.

Une économie de 1 002$ par mois. Ce qui représente une économie de 12 024$ par année.

À présent, Éric et Julie peuvent utiliser ce surplus de la manière qui leur convient, selon ce qui est le plus profitable pour leur situation. Ils peuvent rembourser plus rapidement leur hypothèque, investir dans leur retraite, en fait ils ont la flexibilité de faire ce qu’ils désirent.
Peut-être êtes-vous dans une situation semblable où vos paiements vous étranglent ou paraissent s’éterniser. Peut-être connaissez-vous quelqu’un dans cette situation. Il ne faut pas y demeurer. Des solutions existent. N’hésitez pas à nous contacter.

Vous avez des questions? Nous sommes là pour vous aider.
On travaille pour vous, pas pour la banque!

Des enveloppes dans la poste

carte de credit

Quand passe le facteur (pour ceux qui ont encore un facteur!), de petites lettres de sollicitation se retrouvent dans votre courrier. Si vous êtes chanceux comme nous, vous recevez des douzaines de ces lettres par année. Pas besoin de les nommer, on connaît tous ces compagnies qui offrent des rabais sur une nouvelle carte de crédit « exclusive » pendant 12 mois ou d’autres qui envoient des documents ressemblant à un chèque mentionnant que « votre argent » est disponible immédiatement.

Les plus sages recyclent ces enveloppes. D’autres sautent sur l’opportunité. On estime que chaque canadien possède en moyenne cinq cartes de crédit alors qu’une seule devrait suffire. Ce n’est qu’une moyenne, car nous avons personnellement vu des gens jongler avec plus d’une douzaine de cartes. Des cartes qu’ils recevaient en répondant à ces lettres par la poste, ou bien en s’inscrivant dans plusieurs magasins.

Pourquoi on vous parle de ça aujourd’hui? Au cours des derniers mois, très souvent on a parlé d’endettement. En fait, on a l’impression que tout le monde parle d’endettement ces temps-ci. Et à mots couverts, on blâme certains d’avoir acheté « une trop grosse » maison. C’est vrai, certains ont de grosses maisons. Mais en pratique, pour acheter une maison, il faut être qualifié et respecter des ratios d’endettement.

De l’autre côté, chacun peut aller se chercher dix cartes de crédit à 20% d’intérêt. Difficile après ça de respecter un sain ratio d’endettement. Payer de l’intérêt sur des cartes de crédit, c’est jouer le jeu des émetteurs de ces mêmes cartes. Et consommer à outrance, c’est aussi jouer leur jeu.

L’endettement commence souvent par des enveloppes dans la poste. À vous de ne pas y répondre.

Les banquiers se veulent rassurants

banquetd
Depuis le début de l’année, quatre présidents de grandes banques canadiennes ont affirmés que le marché immobilier canadien est solide. La comparaison avec le marché américain d’avant-crise ne tient pas selon eux, surtout parce que les banques d’ici n’ont pas fait d’emprunts à risques comme ce fut le cas aux États-Unis. En outre, le marché hypothécaire serait beaucoup mieux structuré. On se souvient que le système bancaire canadien a été amplement vanté de par le monde par sa solidité dans le passé.

On a beaucoup parlé depuis quelque temps du niveau d’endettement des ménages. Ceux-ci, on se rappelle, ont atteint des sommets (plus de 150% des revenus du ménage). L’explication donnée pour expliquer ces niveaux de passifs serait que la baisse des taux d’intérêt aurait permis aux gens de contracter des emprunts ou des marges de crédit hypothécaires beaucoup plus élevés que la normale.

Il est difficile de blâmer les consommateurs. La baisse des taux d’intérêt a été orchestrée pour permettre aux gens de consommer davantage dans le but de faire rouler l’économie. Voilà la stratégie derrière le crédit facile. On voulait que les gens consomment, ils ont consommé.
En terminant, les prix des maisons devraient poursuivre leur ascension en 2013 selon une étude de Royal Lepage.

Source : http://affaires.lapresse.ca/opinions/chroniques/jean-philippe-decarie/201301/09/01-4609540-lappel-au-calme-des-banquiers.php