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Poussée des prêteurs non traditionnels

Chaque année la firme JLR publie un portrait du marché hypothécaire à partir des actes publiés au Registre foncier. Dans Les Affaires, Joanie Fontaine a publié une analyse du document que j’ai trouvée fort pertinente.

Pour 2016, écrit-elle, les conclusions sont intéressantes.

Des 127 000 hypothèques associées à l’acquisition d’une propriété, 87,5 %  de celles-ci ont été octroyées par les sept grandes banques canadiennes et le Mouvement Desjardins, les autres venant généralement des sociétés de financement hypothécaire, de compagnies d’assurance et de prêteurs privés.

Cette importante proportion est cependant en déclin année après année. En 2011 elle était de 90,6 %.

Ce sont les avancées technologiques, les politiques publiques visant à accroître la concurrence et la présence accentuée des courtiers hypothécaires qui expliquent la croissance de la part de marché des petits prêteurs.

Il faut cependant spécifier que les banques achètent environ 40 % des prêts hypothécaires des sociétés de financement hypothécaire au Canada. Ils détiennent donc toujours indirectement une part des prêts hypothécaires qu’ils ont perdus au profit des sociétés de financement hypothécaire.

Cette tendance favorisant les prêteurs non traditionnels se poursuivra-t-elle malgré le fait que les resserrements hypothécaires du Ministre fédéral des finances risquent d’affecter davantage les petits prêteurs tels que les sociétés de financement hypothécaire que les principales institutions ?

En fait, selon une publication de la Banque du Canada, les emprunteurs ayant essuyé un refus à cause des nouvelles règles sont plus nombreux chez les sociétés de financement hypothécaire que chez les prêteurs ordinaires.

Ainsi la clientèle de petits prêteurs est souvent contrainte de repenser ou même d’annuler son projet d’achat.

S’ajoute enfin le fait que le financement des petits prêteurs deviendra plus complexe. Pour avoir accès à la titrisation* publique, une grande source de financement pour les sociétés de financement hypothécaire, les prêts à ratio prêt-valeur bas devront également respecter de nouvelles règles hypothécaires.

Malgré tous ces défis, Joanie Fontaine croit que les prêteurs non traditionnels sont de plus en plus présents et que cela ne risque pas de changer même si leur croissance pourrait être freinée momentanément par les nouvelles règles.

 

*Un établissement de crédit cède à une entité spécialement établie à cet effet des titres de créances.

 

D’après : Hypothèques : les prêteurs non traditionnels ont la cote, publié par Joanie Fontaine. Le 20 février 2017, Les Affaires.

Dans votre intérêt?

Je pense qu’il est facile de dire que nous sommes des créatures d’habitudes dans plusieurs sphères de nos vies,  dont dans le consommateur qui est en nous. On connait tous quelqu’un qui mange toujours le même plat dans le même restaurant ou qui n’a possédé qu’une seule marque de voiture dans sa vie. Des exemples comme ça, je suis sûr que vous avez pleins. Professionnellement, il y a un exemple qui me frappe à chaque fois. Il s’agit de la fidélité bancaire.

On vit dans un marché bancaire très conservateur où peu de joueurs contrôlent les parts de marché. On va s’entendre que ce genre de situation n’est pas à l’avantage des clients, mais plutôt des banques. À part peut-être l’apparition de Ing Direct à la fin des années 90 qui apportait une autre dimension de par son modèle d’affaires différent, il n’y a pas eu beaucoup de changement. Plusieurs se disent que d’une place à l’autre, c’est du pareil au même et ne se donne pas la peine de regarder ailleurs.

Je suis tombé sur un article il y a quelques jours qui parlait de l’obligation pour les banques de favoriser les « meilleurs » intérêts des investisseurs. Je vous invite à aller le lire, c’est assez renversant (http://www.journaldemontreal.com/2016/10/31/comment-perdre-20-000–sans-effort ). En gros, on dit que les conseillers bancaires ne sont pas dans l’obligation d’offrir des conseils éclairés et des comparaisons aux clients. L’article parle du monde de l’investissement, mais on aurait pu certainement avoir le même genre de texte sur la gestion des dettes.

Peut-on être vraiment certain que le conseiller bancaire, qui est un employé ayant à cœur sa performance, favorisera le client au détriment de ce que son employeur lui demande? Car parlons-nous en, des quotas de vente, ça existe. Tout comme des objectifs de vente. Alors, peut-on vraiment « conseiller » quand on est attaché à des rendements et des objectifs de la part de son employeur? La question mérite réflexion.

Question de profits…

Model of house with coins on wooden table on blurred background

À l’amorce du 4e trimestre, les grandes institutions financières publient les résultats de leur dernière période d’exercice.

Les résultats ?
Sans grand étonnement… la plupart d’entre elles enregistrent une hausse notable de leur bénéfice net. Voici d’ailleurs quelques grands titres retenus dans l’actualité sur le sujet :

  • « La Scotia fait mieux que prévu! » avec un bénéfice net de 2 milliards $,
  • « La CIBC surpasse les attentes au 3e trimestre » comptant 1,072 milliards $,
  • « La Banque Royale bat les attentes…» en enregistrant 2,66 milliards $,
  • « Le bénéfice de la BMO atteint 1,25 milliard $»,
  • « Légère hausse des profits à la Banque Laurentienne », plus petites des institutions québécoises, comptant un profit de 45,1 millions $,
  • etc.

Et votre poche ? Quel rendement a-t-elle récolté ?
Êtes-vous plus riche maintenant grâce aux judicieux conseils de votre conseiller en institution ? Peut-être pas.

Un conseil ou deux

  • Fuyez les solutions prémâchées. Nul ne peut tout savoir, sur tous les sujets tout en excellant dans tout !
    Ne vous laissez pas emballer par votre institution financière. Bien qu’elle semble plus accessible par la multiplication de ces succursales et ces plateformes de communication, sa structure est plus rigide que jamais. Les décisions sont centralisées en un lieu et elles s’éloignent des besoins uniques de leurs clients.
    Et vous dans tout ça?
    On veut vous fidéliser et grossir votre portefeuille de produits en institution, de sorte que si vous aviez l’idée de quitter la maison, le processus vous apparaisse trop compliqué et qu’il en résulte un effet désagréable…
  • Allez voir ailleurs! Le client est ROI après tout.
    Et en tant que consommateur, vous avez le choix.

    Découvrez les courtiers hypothécaires, les conseillers en sécurité financière ou en assurance, les planificateurs stratégique et autres professionnel du monde de la finance personnelle.

Découvrez la vraie valeur de leur travail. Celle qui réside dans l’analyse de votre situation vers une solution qui a du sens pour VOUS et qui est adaptée à VOTRE situation.
Accédez à l’ensemble de l’offre du marché, à une offre personnalisée dans VOTRE intérêt.

Partant?

 

SOURCES :
Scotia : http://affaires.lapresse.ca/resultats-financiers/201608/30/01-5015393-la-scotia-fait-mieux-que-prevu.php
CIBC : https://www.lesaffaires.com/bourse/nouvelles-economiques/la-banque-cibc-surpasse-les-attentes-au-troisieme-trimestre/589468
RBC : https://www.lesaffaires.com/bourse/nouvelles-economiques/la-banque-royale-bat-les-attentes-hausse-son-dividende/589451
BMO : http://www.journaldemontreal.com/2016/08/23/le-benefice-de-la-bmo-atteint-125-milliard-1
Banque Laurentienne: http://www.journaldemontreal.com/2016/08/31/legere-hausse-des-profits-a-la-banque-laurentienne-1

La valeur du contact humain en finance

holdphone

Alors que les nombreuses mises à pied dans les institutions financières se cumulent, je m’interroge sur la pertinence de telles démarches…

D’une part, cette initiative est cohérente avec l’évolution du comportement du consommateur qui révèle un fort penchant pour la mobilité des services ainsi que l’émergence de nouveaux joueurs sur le marché bancaire.

Pourtant, considérant que la connaissance et la maîtrise de ses finances sont nécessaires dans la saine gestion de ses avoirs, il est légitime de se demander s’il s’agit d’une bonne alternative que de migrer vers des solutions financières essentiellement numériques.

Pour les transactions simples, ça va de soi il me semble.

Mais en fait d’hypothèque : Comment trouver LA meilleure issue dans une offre standardisée ?

Après tout, chaque individu est unique.

À qui revient donc la responsabilité d’informer, de conseiller et d’éclairer le public 😉

Source: http://www.journaldequebec.com/2016/06/01/des-banques-nerveuses

 

Le privilège du membre Desjardins hors Québec

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Source: ZagBank

La filiale du Mouvement Desjardins au Canada anglais, la Zag Bank, promet une épargne facile et avantageuse avec un séduisant 2,5% d’intérêt sur les économies placées dans un compte d’épargne à intérêts élevés… Tout en s’abstenant d’offrir ces mêmes produits et services aux résidents du Québec.

Bien que cette initiative suive un horizon de courte durée, la promotion réservée à nos voisins ontariens, fait envie auprès des fidèles membres de la Caisse au Québec, qui se contentent d’un maigre 0,75% d’intérêt.

Considérant que cette stratégie vise à positionner l’institution financière sur le marché concurrentie