Dans votre intérêt?

Je pense qu’il est facile de dire que nous sommes des créatures d’habitudes dans plusieurs sphères de nos vies,  dont dans le consommateur qui est en nous. On connait tous quelqu’un qui mange toujours le même plat dans le même restaurant ou qui n’a possédé qu’une seule marque de voiture dans sa vie. Des exemples comme ça, je suis sûr que vous avez pleins. Professionnellement, il y a un exemple qui me frappe à chaque fois. Il s’agit de la fidélité bancaire.

On vit dans un marché bancaire très conservateur où peu de joueurs contrôlent les parts de marché. On va s’entendre que ce genre de situation n’est pas à l’avantage des clients, mais plutôt des banques. À part peut-être l’apparition de Ing Direct à la fin des années 90 qui apportait une autre dimension de par son modèle d’affaires différent, il n’y a pas eu beaucoup de changement. Plusieurs se disent que d’une place à l’autre, c’est du pareil au même et ne se donne pas la peine de regarder ailleurs.

Je suis tombé sur un article il y a quelques jours qui parlait de l’obligation pour les banques de favoriser les « meilleurs » intérêts des investisseurs. Je vous invite à aller le lire, c’est assez renversant (http://www.journaldemontreal.com/2016/10/31/comment-perdre-20-000–sans-effort ). En gros, on dit que les conseillers bancaires ne sont pas dans l’obligation d’offrir des conseils éclairés et des comparaisons aux clients. L’article parle du monde de l’investissement, mais on aurait pu certainement avoir le même genre de texte sur la gestion des dettes.

Peut-on être vraiment certain que le conseiller bancaire, qui est un employé ayant à cœur sa performance, favorisera le client au détriment de ce que son employeur lui demande? Car parlons-nous en, des quotas de vente, ça existe. Tout comme des objectifs de vente. Alors, peut-on vraiment « conseiller » quand on est attaché à des rendements et des objectifs de la part de son employeur? La question mérite réflexion.

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